Archives de la catégorie Envies de fraise…

Moi vouloir être un chat…


3 petites raisons de muter dans un corps de chat (mais je suis sûre qu’il y en a plein, plein d’autres…car ces cons de chat ont une putain d’avance sur nous)

1. D’abord, mais c’est une évidence, parce que la vie de chat est plutôt coule.
Manger, dormir, gratter des caresses, miauler pour sortir, miauler pour rentrer (2 mn après), manger, miauler pour sortir/rentrer, dormir, etc etc etc. (Enchaînement reproductible à l’infini, avec quelques variantes près, comme faire caca dans sa litière ou essayer d’étouffer sa maîtresse pendant la nuit en s’endormant sur son oreiller. Et miauler, je l’ai dit, miauler??)

2. Parce que l’humanité est à bout de souffle.

Le ventilateur à nouilles...

Quand on n’est pas occupés à trousser des domestiques au Sofitel,  à inventer des choses débiles comme le karaoké ou le bouclier fiscal, on construit des centrales nucléaires sur des failles sismiques.

Alors, une fois franchi le cap du « ventilateur à nouilles », l’humanité n’est plus très loin du néant.

En conséquence de quoi, il faut bien se préoccuper de muter en une autre race si on veut survivre.

 

 

3. Parce qu’on a déjà prévus de quoi s’occuper!

Preuve que d’autres que moi partagent ma théorie numéro 2, des petits malins ont déjà commencé à nous préparer des applis ipad, pour quand on se sera tous réincarnés en chats et qu’on en aura marre de miauler et dormir.

(Le seul problème que je vois à mon plan magique, c’est qu’il va falloir trouver une autre race disposée à nous fournir les croquettes et nous ouvrir la porte… Et vu comment on traite les meuh-meuh et les pandas, c’est pas gagné d’avance.)

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Voyage d’une Fraise et d’un St Nectaire


Moi et l’Homme, on adore les fromages qui puent.

En rentrant d’Auvergne, on a donc eu l’idée géniale de ramener du St Nectaire, directement tiré du pis de la vache et fermenté au fond d’une sombre arrière-cour du Puy de Dôme.

Imaginez-vous une ferme dans un Maigret, vous savez, celle avec le petit vieux voûté qui pousse une brouette grinçante (hiiii, tchk tchk… hiiii, tchk tchk…) et où vous sentez le regard pesant des femmes au fichu noir qui vous épient derrière les rideaux…
(Au passage, si j’étais l’inspecteur Barnaby, je me dirais qu’une salle d’affinage de fromages qui puent, c’est une super astuce pour camoufler l’odeur des cadavres de touristes dépouillés et enterrés sous la cave. Genre l’Auberge rouge… Moi, je dis ça, j’dis rien…)

Bon, enfin, contre toute attente, on en ressort vivants (je pense qu’ils ont reconnu en l’Homme un enfant du pays, sans quoi nos dépouilles participeraient à la chaîne alimentaire des moisissures), et les bras chargés de fromton. Chacun le sien, pour faire partager ce bonheur à nos collègues de bureau respectifs*

Et là, tu comprends pourquoi les personnes normales achètent leurs fromages au supermarché et pas dans des fermes du centre de la France. Parce que 6 heures à partager ta voiture avec un St Nectaire fermier, c’est long…

D’autant plus long que même arrivé, ça pue toujours : dans ta voiture, sur tes habits, tes cheveux, ta valise, dans toute ta maison… Pour vous dire, quand l’Homme ouvre le frigo dans la cuisine, je le sens depuis la chambre !!!

Mais le calvaire ne s’arrête pas là: le lendemain, il faut encore trouver le moyen de transporter la « chose » jusqu’au bureau! Un St Nectaire, c’est un peu comme un réacteur nucléaire: tu peux l’enfouir dans un sarcophage en titane, ça trouve toujours le moyen de fuir quelque part… Même suremballée dans 10 couches de sacs plastiques Auchan (le suremballage, c’est Mal, mais là, c’était Lui ou Moi), la Chose dégage une odeur fétide de chaussette périmée, qui me vaut les regards horrifiés des autres « usagés » de la SNCF , les petits veinards qui partagent mon wagon ce matin-là…

Une bonne fois pour toute, et je ne le répèterai pas : NON, je n’ai pas pété!

*contrairement à ce que vous pourriez imaginer, nous ne voulons pas de mal à nos compagnons de galère collègues de bureau, on pensait vraiment leur faire plaisir… C’est même eux qui avaient demandé…

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Envie de fraises, oui, mais pas n’importe lesquelles


Ici, on aime les Fraises, ça va sans dire.
Mais pas n’importe lesquelles.

Nous on préfère…

… les fraises du coin (pas celles qu’ont fait 18 000 bornes en camion pour arriver dans notre assiette)
… les fraises de saison (non, décembre, c’est pas encore la saison des fraises !!)
… les fraises pas bourrées de pesticides et de produits chimiques interdits (même l’UE est contre, c’est pour dire !)
… les fraises qui ne polluent pas les nappes phréatiques et les parcs nationaux inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO;
… les fraises qui n’empoisonnent pas les saisonniers en situation irrégulière exploités par des vilains sans scrupules…

Etc, etc.


L’Espagne ramène de moins en moins sa fraise (Article de Politis – 6 mai 2009)
Fraises espagnoles : exigeons la traçabilité (Article du WWF)

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