Archives de la catégorie Les articles qu’on sait pas où ranger

Le gars qui croyait qu’il vendait des Rolls


Bon, je sais que je ne vous ai pas gratifiés de l’histoire de ma vie depuis longtemps, mais pour ceux qui font l’effort de suivre, y a une 3eme colloc dans la maison du Bonheur. Le genre tout petit en cm, mais énooooorme par le volume de coffre qu’il occupe dans la tut-tut mobile.

Après une longue discussion de quelques secondes, l’Homme et moi on conclut:

1. que la Marmotte va devoir choisir entre emporter son lit OU sa poussette si on part en vacances cet été.

2. que quand même ce serait pratique d’avoir les deux, vu que pousser un  lit parapluie dans la rue, ce serait chelou.

3. voire que si y avait la place pour une valise pour les adultes (oué, c’est nous, maintenant), ça éviterait de devoir acheter un slip propre sur place.

La citrouille se transforme en carrosseVous en déduirez par vous mêmes ce que je faisais hier, chez le concessionnaire Citrouillen du coin…

 

 

 

Là, je tombe sur le pendant de la Marmotte, version vendeur Citrouillen : le genre tout petit niveau cervelle, mais énoooorme par le volume de ses c….hevilles. L’ infiltré (« gniak gniak, vous croyez que je bosse pour Citrouillen, mais quand le soleil se couche, je suis dealer  vendeur de Rolls uniquement pour gens trèstrès riches« ).

Bref, déjà quand tu annonces que tu cherches un véhicule d’occasion, tu le sens à deux doigts d’avaler sa cravate motifs Mickey. Sueur : Dieu tout puissant! Des pauvres! ohlala c’est toujours sur moi que ça tombe ! (Sécuritééééé?). Voilà voilà. Je vous passe le temps qu’il m’a fallu pour le convaincre que « oui, oui, j’apprécierais qu’on ouvre un véhicule pour que je puisse voir l’intérieur » (non promis, je vais pas vous sauter à la gorge pour m’emparer des clés…).

Il faut admettre, à sa décharge, que j’ai aussi négligé une précaution élémentaire dans le monde des roues, des moteurs et des petits bras : venir avecque le Mari… Forcément, ça l’a mis en galère. Pas facile de me parler à la 3e personne : « d’accord, oui, vous souhaitez voir ce modèle, mais votre mari, il veut venir quand pour l’essayer? ». Euh, ma foi, considérant que c’est quand même essentiellement-toujours moi qui conduit, je pense que c’est moi qui vais l’essayer d’abord… « Ah, mais vous êtes sûre que votre mari il préfèrera pas le modèle avec GPS? ».

Euh.

Je l’ai donc laissé dérouler un peu expliquer ces explications si complexes pour la faible Fraise que je suis. Je l »ai arrêté au moment il allait m’expliquer que la voiture avait des roues et qu’on remplit le carburant par ce petit orifice…

Et là,  j’ai eu le culot ultime de vouloir poser des questions :

« Là, ce sont des 18 pouces, ces pneus, non? – Euh je ne sais plus, mais vous savez Madame, sur ce genre de modèle, vous trouvez toujours de gros pneus… »(merci du renseignement, au moins c’est précis)

« Mais bien sûr il y a de l’isofix partout Madame… Ah non, vous avez peut-être raison, là il n’y en a pas »…

Je ne vous cache pas sa frustration quand j’ai annoncé que « non, on ne souhaite pas de financement ni de garantie supplémentaire » (quitte à vendre une voiture même pas neuve, autant se rattraper sur un gros crédit et une pseudo garantie qui coûte 3 fois la voiture…).

Je ne vous cache pas non plus que demain matin, je vais chez « Belloy Auto » (la frite à gogo)…

 

 

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Comment une fraise élève un moineau parce qu’Omar m’a tuer…


Ca fait un moment que je ne vous ai plus gratifiés de ma prose d’écrivain pakistanais. C’est que je suis trop occupée à sauver le monde…

Hier, un baby moineau s’est fait la belle et a décidé de décréter son indépendance. Bon, jusque là, c’est assez noble, notez bien : vouloir voler de ses propres ailes, sortir en boîte jusqu’au bout de la nuit, gagner sa graine tout seul et ne plus dépendre de ses parents ni du RSA… Seulement, il a juste zappé qu’il savait pas encore voler et il s’est croûté lamentablement sous ma fenêtre.

Je revenais juste de voir « Omar m’a tuer » au cinéma (ce grand moment de désillusion sur  la justice française), et j’avais besoin de lutter  contre l’injustice de ce monde cruel. Bref, ni une, ni deux, le Zomme et moi on a décidé de déclencher le plan Orsec « Sauvez Piou Piou ».

Après moultes péripéties romanesques, (trouver des cris de moineau sur internet pour attirer sa mère pour qu’elle s’occupe de sa marmaille (putain de merde!), construction d’une cabane dans le jardin…), voilà comment je me retrouve à filer la becquée à un sale gosse de moineau, qui s’est tiré de son nid pour crécher dans une cabane en carton San Marina et qui fait autant de bruit qu’une alarme de bagnole un jour de mistral.

C’est la dernière fois qu’on me traîne au ciné voir un film triste. C’est dit.

Le sale gosse...

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Quand la Chaussette se fait la malle…


Autant vous le dire tout de suite : le titre, c’est pour faire vendeur. Non, mes chaussettes sont toujours au sale bien rangées dans leur placard.

Chaussette, en fait, c’est la minette chez qui on habite. (Oui, parce qu’on croirait pas comme ça, mais c’est le Chat qui consent à te laisser partager son domicile. Pas l’inverse. Et même, comme loyer, il attend de toi que tu remplisses quotidiennement sa gamelle, que tu nettoies consciencieusement sa litière, que tu lui ouvres la porte pour entrer/sortir, et autres joyeusetés).

Hier soir, la Chaussette a décidé qu’il était temps pour elle d’aller découvrir la Vie. Par là, j’entends, de découcher. D’aller vivre sa vie de chat (de chatte, en fait, mais tout de suite, ça fait pervers et on imagine des situations bizarres), de sortir en boîte, de minauder avec des minous machos, de découvrir le feu de la night…

Y un truc étonnant avec l’acoustique chez les chats. Parce qu’autant, quand toi tu l’appelles pour la faire rentrer, 20 fois jusqu’à minuit, elle t’entend jamais; autant quand elle, elle te miaule l’ordre d’ouvrir la porte ( pendant 20 mn, à 4h du mat’), ben tu l’entends. Même avec 3 oreillers sur la tête, ton subconscient finit par comprendre qu’il vaut mieux lever tes fesses de sous la couette, et vite, si tu tiens à la vie – et à ta caution (pas sûr que le Proprio – le vrai cette fois – apprécie la nouvelle déco de la porte, en motifs « griffes de chat ». Et encore, à ce stade, si les voisins ne portent pas plainte pour tapage nocturne, tu peux t’estimer béni des Dieux)

Bref, encore une bonne nuit de passée. (Chaussette, tu pues !!!)

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« Bureau » de travail…


Dans mon bureau, il y a les très aimables gens de mon équipe à moi (qui sont à la fois pleins d’idées très drôles ET très bien élevés, un condensé de Mr Bean et Bree Van de Kamp).

Il y a le chat de la voisine, qui est très gentil aussi et qui tente toujours de se taper l’incruste parce qu’on est des gens très coules et qu’on sent le poisson.

Et puis, y a l’autre colocataire, appelons-le Bidule*.

Bidule est d’un naturel très sympathique et il sait plein de choses intéressantes. Il pourrait juste être fier de savoir tout plein de trucs que les autres ne savent pas, et on aurait vraiment beaucoup de respect pour lui. Le problème, c’est:

1. qu’il a un poste qui fait qu’il a beaucoup de temps libre… (hum)

2. qu’il se sent obligé de nous transmettre tout ce savoir encyclopédique.

L’autre extrémité du problème, c’est que nous, on est pas autorisés par la loi à toucher notre salaire de millionnaire si on glande rien. CQFD. Du coup, on écoute pas tout le temps. Au bout d’une demi-heure et quelques centaines de bâillements, il finit par percuter qu’on est moyennement réceptifs. Alors il se rattrape en appelant tout son répertoire, depuis le téléphone du bureau (le premier qui croit que le téléphone du bureau n’est pas fait pour ça, il sort, avec celui qui demande si ses amis sont sourds...). C’est comme ça qu’on sait tout sur sa vie, de l’évolution de ses hémorroïdes au numéro de son garagiste. Mais même ses amis, ils ont parfois du boulot (eux) et il est obligé de raccrocher…

Pas grave. Comme je vous ai dit, c’est un homme plein de ressources. Quand plus personne ne l’écoute, comme ça ferait bizarre qu’il se parle à lui-même, ben il s’écoute… siffler! De Dido à Cloclo, rien de lui échappe. A nous non plus, by the way…

Oui, parfois, les journées sont longues.
Je crois que je vois d’où vient l’expression « bourreau de travail ». C’est l’histoire d’un mec, que, au bout d’une journée dans son bureau, t’as envie d’en finir avec la vie…

*NDLR : les prénoms ont été modifiés pour préserver l’anonymat – celui des personnes dont je me moque un peu dont je parle, bien sûr, mais surtout le mien, parce que, oui, je veux bien être altruiste et vous confier mes aventures passionnantes, mais pas non plus me livrer nue en pâture aux fous furieux du Net qui sommeillent en vous.

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Les « usagés » de la SNCF


Depêche AFP, ça vient de tomber : La SNCF lance des trains à « horaire variable » (genre, la SNCF! Comme si avant, ils étaient fixes, tes horaires !!!)

« Dorénavant, les clients de l’entreprise ferroviaire auront la possibilité de réserver plus longtemps à l’avance leurs places sur les lignes touchées par des travaux, moyennant une incertitude sur l’horaire du départ allant jusqu’à 60 minutes pour les trains de nuit, quinze minutes pour les autres trains ».

J’imagine bien la scène à la SNCF et à RFF (oui, parce qu’on tape toujours sur la SNCF, mais bon, c’est pas tout QUE de leur faute, même si c’est beaucoup des branques aussi, des fois).

Cette année encore, l'augmentation des tarifs sera proportionnelle à celle des retards

Odéide sur LePost.fr

« RFF:  Bon, on répare les voies ferrées, alors, les trains, y seront pas à l’heure.

SNCF: Hum, il faut faire quelque chose…

-DUPONT: Si on organisait les travaux et les horaires pour que les trains, ils arrivent à l’heure prévue?

SNCF : Arrêtez de dire des conneries, Dupont, et trouvez moi une vraie solution!

DUPONT: Oui Msieur Pépy. (…) Euh, et si on inventait les trains « à horaires variables »?

SNCF: Pas mal, Dupont, pas mal. Comme ça, ils partent n’importe quand – comme d’habitude – mais c’est plus de notre faute… »

La SNCF : à nous de vous faire préférer le bus…

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