« Bureau » de travail…


Dans mon bureau, il y a les très aimables gens de mon équipe à moi (qui sont à la fois pleins d’idées très drôles ET très bien élevés, un condensé de Mr Bean et Bree Van de Kamp).

Il y a le chat de la voisine, qui est très gentil aussi et qui tente toujours de se taper l’incruste parce qu’on est des gens très coules et qu’on sent le poisson.

Et puis, y a l’autre colocataire, appelons-le Bidule*.

Bidule est d’un naturel très sympathique et il sait plein de choses intéressantes. Il pourrait juste être fier de savoir tout plein de trucs que les autres ne savent pas, et on aurait vraiment beaucoup de respect pour lui. Le problème, c’est:

1. qu’il a un poste qui fait qu’il a beaucoup de temps libre… (hum)

2. qu’il se sent obligé de nous transmettre tout ce savoir encyclopédique.

L’autre extrémité du problème, c’est que nous, on est pas autorisés par la loi à toucher notre salaire de millionnaire si on glande rien. CQFD. Du coup, on écoute pas tout le temps. Au bout d’une demi-heure et quelques centaines de bâillements, il finit par percuter qu’on est moyennement réceptifs. Alors il se rattrape en appelant tout son répertoire, depuis le téléphone du bureau (le premier qui croit que le téléphone du bureau n’est pas fait pour ça, il sort, avec celui qui demande si ses amis sont sourds...). C’est comme ça qu’on sait tout sur sa vie, de l’évolution de ses hémorroïdes au numéro de son garagiste. Mais même ses amis, ils ont parfois du boulot (eux) et il est obligé de raccrocher…

Pas grave. Comme je vous ai dit, c’est un homme plein de ressources. Quand plus personne ne l’écoute, comme ça ferait bizarre qu’il se parle à lui-même, ben il s’écoute… siffler! De Dido à Cloclo, rien de lui échappe. A nous non plus, by the way…

Oui, parfois, les journées sont longues.
Je crois que je vois d’où vient l’expression « bourreau de travail ». C’est l’histoire d’un mec, que, au bout d’une journée dans son bureau, t’as envie d’en finir avec la vie…

*NDLR : les prénoms ont été modifiés pour préserver l’anonymat – celui des personnes dont je me moque un peu dont je parle, bien sûr, mais surtout le mien, parce que, oui, je veux bien être altruiste et vous confier mes aventures passionnantes, mais pas non plus me livrer nue en pâture aux fous furieux du Net qui sommeillent en vous.

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467 euros


Pour pondre cette splendeur d’article-là , il fallait bien être la femme de ce Monsieur-là.

Ca sent bon le vécu, le journaliste infiltré, l’investigation, quoi.

NDLR : Pour rappel, le RSA socle, pour une personne seule, qui ne travaille pas et n’a pas droit à une aide au logement, c’est 467 euros. (plus d’infos)
Clairement, c’est le jackpot, on se demande pourquoi il faudrait travailler alors que tout cet argent tombe du ciel…

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Où l’on constate que les cochons se font rouler dans la farine (animale)…


Dix ans après la crise de la vache folle, c’est le grand retour des farines animales…

« Le Conseil national de l’alimentation vient en effet de voter le retour des farines animales. Réunie en séance plénière à Strasbourg, cette instance consultative sous tutelle des ministères de l’Agriculture, de la Santé et de la Consommation s’est déclarée favorable à la levée d’une mesure de police sanitaire européenne, verrouillée depuis 2001 par un règlement communautaire. »

On veut bien nourrir les animaux avec de la purée d’autres animaux séchés parce que c’est moins cher et que ça nous rapporte plein de pognon pour acheter des écrans plasma – même si ça les fait crever (on s’en fout que les bestioles meurent dans d’atroces souffrances, de toute façon on va les manger) et même si ça risque de tuer tous les humains amateurs de bonbons à base de gélatine (qu’ils meurent, ces vilains qui s’obstinent à ne pas respecter les recommandations de l’INPES et à s’empiffrer de schtroumph en os de vache).

Mais attention! (Subtility is on the way…)

On propose de les réintroduire, mais pas pour les vaches. (Seulement les poissons et les cochons)

Ben oui, on n’est pas non plus des irresponsables, non mais quoi…

Les farines animales font leur grand retour

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Le concombre est acquitté !!!


Scoop ! Le concombre vient d’être innocenté dans l’affaire des légumes tueurs.

Il s’apprête à porter plainte pour diffamation et non-respect de la présomption d’innocence.

(Et c’est même pas une blague)

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Moi vouloir être un chat…


3 petites raisons de muter dans un corps de chat (mais je suis sûre qu’il y en a plein, plein d’autres…car ces cons de chat ont une putain d’avance sur nous)

1. D’abord, mais c’est une évidence, parce que la vie de chat est plutôt coule.
Manger, dormir, gratter des caresses, miauler pour sortir, miauler pour rentrer (2 mn après), manger, miauler pour sortir/rentrer, dormir, etc etc etc. (Enchaînement reproductible à l’infini, avec quelques variantes près, comme faire caca dans sa litière ou essayer d’étouffer sa maîtresse pendant la nuit en s’endormant sur son oreiller. Et miauler, je l’ai dit, miauler??)

2. Parce que l’humanité est à bout de souffle.

Le ventilateur à nouilles...

Quand on n’est pas occupés à trousser des domestiques au Sofitel,  à inventer des choses débiles comme le karaoké ou le bouclier fiscal, on construit des centrales nucléaires sur des failles sismiques.

Alors, une fois franchi le cap du « ventilateur à nouilles », l’humanité n’est plus très loin du néant.

En conséquence de quoi, il faut bien se préoccuper de muter en une autre race si on veut survivre.

 

 

3. Parce qu’on a déjà prévus de quoi s’occuper!

Preuve que d’autres que moi partagent ma théorie numéro 2, des petits malins ont déjà commencé à nous préparer des applis ipad, pour quand on se sera tous réincarnés en chats et qu’on en aura marre de miauler et dormir.

(Le seul problème que je vois à mon plan magique, c’est qu’il va falloir trouver une autre race disposée à nous fournir les croquettes et nous ouvrir la porte… Et vu comment on traite les meuh-meuh et les pandas, c’est pas gagné d’avance.)

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La révolte des légumes tueurs !


A en croire les pubs de l’INPES, on dirait que tous tes problèmes dans la vie, ils seront résolus si tu t’enfiles tes 5 brocolis par jour. 

T’es tout blanc et tes collègues t’appellent Casper? Reprends des carottes, tu seras bronzé comme Pamela Anderson en août à Malibu. Tu fais 1m20 au garrot? T’avais qu’à écouter ta mémé et finir ta soupe. Et si tu mangeais que du chou bouilli, tu serais Gisele Bündchen, au lieu de te traîner ton big popotin en geignant que la vie est injuste.

Foutaises!!!! C’était sans compter que les légumes, c’est fourbe et vicieux. Ça se laisse pas faire. Ça paraît pas comme ça, un légume. Ca paraît con et inoffensif, parce que c’est vert et que ça fait semblant d’être naturel. Mais le naturel, c’est pas tout gentil. La Nature, c’est les séismes, les tornades, les inondations… ET LES CONCOMBRES TUEURS !!!

Alors, l’INPES, on fait moins les malins, hein??? A moi, les frites !!!!!!!!!!!!! (oui, madame, les frites, c’est frit, ça craint pas les bactéries)

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Lost in train station


Depuis un mois, mon train du matin est supprimé. Ce qui m’oblige, pour être à l’heure à mon travail, à prendre le train d’avant,  et donc à me lever encooore plus tôt que d’habitude. C’est-à-dire beaucoup trop tôt  (pour une personne normale, s’entend. Pas pour les petits veinards qui ont des enfants et qui n’ont donc plus besoin de cet objet de torture connu sous le nom de réveil… ;-))

Bref, je me lève tôt. Et ça, pour les gens comme moi qui sont pas du matin, ça fait mal comme un chagrin d’amour. Je m’extrais donc péniblement de mon lit en ruminant des insultes que ma Maman condamnerait, à l’encontre du gars-qui-supprime-les-trains du matin (je suis sûre que ses jours sont comptés, à celui-là – vu les commentaires que j’entends à la gare chaque matin, il y a forcément un contrat sur sa tête).

N’empêche, mes imprécations matinales sont de peu d’effet. Car quand j’arrive à la gare, j’ouvre un oeil incrédule devant le tableau des départs. Je sais pas si vous avez déjà remarqué : le tableau des départs, c’est un peu le Dieu du quai de gare. Les gens s’agenouillent à ses pieds et le contemplent d’un air implorant, en marmonnant des incantions pour que leur train ne soit pas trop en retard, ou, pire, supprimé ! J’ai vu des types lui déposer des offrandes… Si, si, je vous jure…

Bon, Dieu aussi s’est levé trop tôt. Il est de mauvais poil, comme moi. Du coup, mon train est supprimé. Comme celui d’après. Comme celui d’encore après, et celui d’encore encore après… Ca y est, j’ai dû choisir la pilule bleue, je vois la matrice?!  De longues lignes de « supprimé » qui défilent en face de tous les numéros de train…

Je m’adresse au guichet, dans l’espoir, non pas d’une solution (même Dieu, il peut rien contre la grève des contrôleurs), mais au moins de savoir à qui je dois ce petit bonheur du jour (et accessoirement, de savoir pourquoi y a aucune information en gare). Avec des lames de rasoir dans la voix, la guichetière m’explique « qu’elle a pas le temps de mettre des informations ».

(Je lui ai proposé d’aller coller des affiches moi-même. Moi, vu combien de temps j’ai à attendre avant de choper un train, j’ai le temps de retapisser la gare avec les fiches horaires de chaque ligne de France et de Navarre, jusqu’en 2014… Mais ça l’a pas fait rigoler… Tout doux, la guichetière, range tes crocs, j’ai pas envie de choper la rage…)

Mais cette fois, je pense que je tiens une explication. La Gare, c’est une île dotée de certaines particularités électro-magnétiques qui font qu’elle est capable de se déplacer dans le temps. Le gars-qui-supprime-les-trains-du-matin à l’heure de pointe s’appelle Ben Linus, et il est tombé dans une faille spatio-temporelle (avec la guichetière, qui passait par là par hasard, c’est pour ça, elle est en rogne).

Les usagers, en fait, on est tous morts dans un crash. Et on se réunit là, dans cet espace hors du temps, pour se préparer tous ensemble au passage du Train qui va nous emmener de l’Autre Côté. La gare, c’est une sorte de Purgatoire. C’est long, c’est chiant, c’est tous les jours.

Mais nous on se sacrifie, pour que le Mal n’envahisse pas le reste de la terre.

Parce que l’Enfer, c’est les Autres (surtout ceux qui écoutent de la musique très fort – et les contrôleurs).

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